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Kavod HaTorah — Centre Breslev francophone de Hadera

בס״ד

Kavod HaTorah — Centre Breslev francophone de Hadera

KAVOD HATORAH N°05, Parashat Chela’h

Centre Breslev Francophone de Hadera

Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”

N°05

5-6 juin 2026

21 Sivan 5786

CHELA’H

Horaires de Chabat :

(Hadera)

Entrée : 19h16

Sortie : 20h17

PARACHAbasé sur les enseignements de Rabbi Nahman de Breslev

Bamidbar 13,1 : “Envoie pour toi des hommes et ils exploreront le pays de Canaan… »

Voir avec les yeux ou voir avec la Emouna

Dans notre paracha, Hachem dit à Moché : "שלח לך אנשים ויתורו את ארץ כנען" (Envoie pour toi des hommes et ils exploreront le pays de Canaan.)

Plus tard, dans Dévarim, lorsque Moché rappelle cet épisode, il utilise une autre expression : "ויחפרו לנו את הארץ"

Pourquoi ce changement ? Le terme "ויתורו" que certains de nos maitres rapporchent de la racine Ytaron/avantage, évoque l’idée de découvrir et de rechercher les qualités d’une chose. À l’inverse, "ויחפרו", de la racine לחפור (« creuser »), suggère la recherche des défauts et des points faibles. Toute la faute des explorateurs se trouve déjà dans cette différence : Hachem les avait envoyés pour découvrir les richesses de la Terre d’Israël, mais eux ont cherché ce qui n’allait pas.

Pourtant, les explorateurs ne mentent pas. Ils reconnaissent eux-mêmes : "זבת חלב ודבש היא" « C’est une terre où coulent le lait et le miel. » Ils rapportent également : "ארץ אוכלת יושביה היא" « C’est une terre qui dévore ses habitants. »

Rabbi Na’hman de Breslev enseigne (Likouté Moharan I, 47) que les explorateurs ont effectivement prononcé un mensonge. Cependant, il s’interroge : comment un mensonge pourrait-il être consigné dans la Torah qui est vérité absolue ? Il conclut nécessairement que, derrière leurs paroles, se cache également une vérité profonde que la Torah souhaite nous révéler.

En effet, Rachi explique qu’ils voyaient partout des habitants enterrer leurs morts. Mais il ajoute immédiatement que c’était un miracle : Hachem avait provoqué cela afin que les habitants soient occupés par leur deuil et ne remarquent pas les explorateurs.

Le Midrach (Bamidbar Rabba 16,13) dit la même chose : ce que les explorateurs ont interprété comme une catastrophe était en réalité une protection divine. Ils se sont plaints de ce qui était un miracle de pure bonté, réalisé par Hachem, entièrement pour leur intérêt et leur protection.

Ils ont vu les tombes. Ils n’ont pas vu le miracle.

C’est exactement l’enseignement de “Azamra” (Likouté Moharan I, 282). Rabbi Na’hman nous apprend à rechercher les נקודות טובות, les points positifs, chez les autres, en nous-mêmes et dans chaque situation.

Rabbi Nathan ajoute que, dans toute chose du monde, se trouvent des points de bien qu’il nous appartient de découvrir.

Les explorateurs et Yehochoua-Kalev ont observé la même réalité. Les mêmes villes, les mêmes géants, les mêmes enterrements.

Mais les explorateurs regardaient avec leurs yeux. Yehochoua et Kalev regardaient avec leur Émouna.

Les premiers ont vu un problème. Les seconds ont vu la main d’Hachem.

Toute la paracha nous enseigne ainsi qu’une même situation peut être perçue de deux manières. Celui qui cherche constamment les défauts finit par voir des problèmes partout. Celui qui développe le regard d’Azamra et de l’Émouna découvre, même derrière les difficultés, la bonté et la Providence d’Hachem.

SEFER HAMIDOT
  • Par le fait d’étudier à voix haute vient la mémoire
  • Celui qui n’a pas de mémoire, doit se sanctifier d’une très grande Kedoucha
  • La Tristesse engendre l’oubli
  • Par les mitsvot pratiques (accomplies par l’action), l’homme se libère de l’attribut de l’oubli et s’attache à l’attribut du souvenir.
LIKOUTE ETSOT
  • La prière est bénéfique pour la mémoire (L.M, 7,5)
  • Grâce au battement des mains durant la prière, les jugements sont adoucis, on est sauvé de l’oubli et on accède à la mémoire. (Likouté Moharan, Torah 46).
  • On doit aussi se préserver de la médisance, car à cause de ce défaut, la faculté de mémoire est altérée [se référer au chapitre ’Parole alinéa 10]; il faut aussi se forcer à être joyeux; et grâce à tout cela, la mémoire est conservée [voir le chapitre ’Joie’ alinéas 13-14]. (id, 5-6).
LIKOUTE TEFILOTCHABBATPrière pour mériter de parler avec Hachem

E.ternel, je T’en supplie! Apprends-moi à agencer ma prière devant Toi comme il se doit, dans un langage clair et limpide, dans un langage empreint de bienveillance et de supplications. Tu m’enverras et Tu me prépareras des paroles acceptables et belles, et ma prière coulera [avec aisance] dans ma bouche, de façon à ce que je puisse T’apaiser et T’être conciliant, afin que Tu éveilles Tes bontés qui me sont cachées, pour me rapprocher de Toi, depuis un lieu où je me suis éloigné, par toutes sortes de distances, sans limite ni estimation. A partir de tous les éloignements, Tu me rapprocheras vers Toi, de par Tes puissantes bontés, dans Ton abondante bienveillance, dans Ta grande miséricorde, à travers d’impressionnantes bontés que Tu possèdes, cachées dans Tes trésors, à l’égard desquelles le jugement et l’accusation n’ont aucune emprise, des bontés qui possèdent la force de rapprocher même ceux qui sont éloignés au summum de l’éloignement, au point qu’il n’existe pas [de gens] plus distants qu’eux. Fais-le pour Toi et non pour nous, fais-le pour Toi et sauve-nous, rapproche-nous de Toi, renforce-nous dans Ton service, fortifie-nous dans Ta crainte, saisis nos mains et fais-nous sortir de tous les mauvais désirs et de tous les défauts attachés à notre corps, qui nous éloignent de Toi, à tout moment. En effet, Toi seul Tu as connaissance de l’immense pitié qu’il [convient] d’éprouver envers nous, envers notre Néfèch, notre Roua’h et nos Néchamot. Notre âme est descendue des plus sublimes hauteurs, du giron de son Père céleste, et elle est venue dans ce monde, dans un corps si trouble, dans un corps si grossier. Malheur au fils qui a été exilé de la table de son Père! Ta sainte intention visait notre bien, pour que nous soyons confrontés à une épreuve et à l’usage du libre arbitre dans ce bas monde, afin que nous couvrions, que nous brisions, que nous soumettions la matérialité de notre corps et les désirs de notre cœur, pour que nous méritions de Te connaître précisément dans ce bas monde, distant de Ta sainteté, au summum de l’éloignement. Cependant, qu’allons-nous faire, ô notre Père céleste, car nous ne pouvons pas recevoir Ton grand bien! Nous n’avons pas épargné notre âme et nous n’avons pas pris l’avantage pour soumettre nos envies. Tu nous as épurés sans nous trouver [dépourvu de faute]. Nous avons déjà consumé nos années dans les vanités et l’éphémère, à cause des désirs de notre corps, attachés et liés à nous depuis notre jeunesse jusqu’à ce jour. Nous attendons et nous espérons sincèrement chaque jour la délivrance de l’âme, mais voilà que notre espérance est déçue. Jour après jour, notre penchant [au mal] prend de plus en plus le dessus sur nous, et nous n’avons personne sur qui nous appuyer si ce n’est sur Toi, ô notre Père céleste. Epargne-nous dans Ta miséricorde, aie pitié de nous dans Ta bienveillance, agis envers nous par pure bonté. Comme un père a pitié de ses enfants, ainsi prends-nous en pitié! Réponds-nous, ô notre Père, réponds-nous! Réponds-nous, ô notre Créateur, réponds-nous! Réponds-nous, ô notre sauveur, réponds-nous! Fais en sorte que nous suivions Tes décrets et que nous gardions Tes règlements, aide-nous et délivre-nous!

OTSAR HABA’AL CHEM TOVTrésors du Baal Chem Tov

Quand la matérialité est mise au service de la spiritualité, cela accomplit l’union d’Hakadoch Baroukh et sa Chekhina

“Tout ce que tes propres moyens permettent à ta main de faire, fais-le” (Kohelet 9,10), lorsque l’on rattache une action matérielle à un but spirituel, cela produit une unification spirituelle d’Hakadoch Baroukh Hou et de Chékhina…

(Toldot Yaakov Yossef, Lekh Lekha 56,2)

Quand la matérialité est mise au service de la spiritualité, on peut annuler des mauvais décrets

“Tout ce que tes propres moyens permettent à ta main de faire, fais-le” (Kohelet 9,10), lorsqu’un homme accomplit une action matérielle et l’élève en la reliant, par sa pensée, à la conscience divine supérieure, il provoque l’union du Saint Béni soit-Il et de Sa Présence Divine. Grâce à cette union, il peut annuler les mauvais décrets. (Tsavaot Meriba”ch, Chaar 49)

Même au marché il faut parler avec Hachem

“On l’a vue parler avec un homme au marché” (Ketoubot 13A), car même lorsque nous nous trouvons au marché et vaquons aux occupations de ce monde la, dans tous les cas il faut parler avec l’Unique (Hachem). (Ben Porat Yossef, Hayé Sarah 41,4)

HISTOIRE HASSIDIQUE

Quand le Maguid de Mézeritch découvrit ce qu’est une Torah vivante

Rabbi Dov Ber, qui deviendra plus tard le célèbre Maguid de Mézeritch, était déjà considéré comme l’un des plus grands érudits de son époque. Maître du Talmud, de la Halakha et des enseignements les plus profonds de la Kabbale, il entendait pourtant parler d’un homme dont la renommée ne cessait de grandir : le Baal Chem Tov.

Partout, on racontait des histoires étonnantes à son sujet. Des foules entières parcouraient de longues distances pour recevoir sa bénédiction ou solliciter ses prières.

Le Maguid était intrigué. « Qui est donc cet homme ? » se demandait-il. Décidé à comprendre par lui-même, il entreprit le voyage jusqu’au Baal Chem Tov.

Mais la route était longue, très longue. Pour un homme habitué à passer ses journées plongé dans l’étude, chaque heure perdue sur les chemins lui semblait une éternité. Au fil des jours, il commença même à regretter son départ. « Pourquoi suis-je venu ? » pensait-il.

Lorsqu’il arriva enfin chez le Baal Chem Tov, il s’attendait à entendre des révélations extraordinaires.

Au lieu de cela, le maître lui raconta simplement une anecdote de voyage : une histoire de pain manquant au milieu d’une route et d’un pauvre paysan rencontré au bon moment.

Le Maguid resta perplexe.

Le lendemain, il revint avec l’espoir d’entendre enfin des paroles de Torah. Mais le Baal Chem Tov lui parla seulement d’un voyage où il avait manqué de fourrage pour ses chevaux jusqu’à ce qu’un inconnu apparaisse providentiellement. Le Maguid était déconcerté. « Est-ce donc cela dont tout le monde parle ? » Il ne comprenait pas que derrière ces récits apparemment simples se cachaient des mondes entiers de sagesse. Déçu, il retourna à son auberge et décida de rentrer chez lui dès que la lune éclairerait suffisamment la route.

Mais au milieu de la nuit, quelqu’un frappa à sa porte. Le Baal Chem Tov demandait à le voir. Intrigué, le Maguid se rendit immédiatement auprès de lui. Le Baal Chem Tov le regarda et lui demanda :

« Sais-tu étudier ? »

« Oui. »

« On m’a dit que tu étais un grand érudit. Connais-tu également la Kabbale ? »

« Oui. »

Alors le Baal Chem Tov ouvrit un exemplaire du Etz Haïm, l’œuvre fondamentale du Ari zal, et lui indiqua un passage. Le Maguid l’étudia attentivement et, quelques instants plus tard, exposa son interprétation avec brio. Le Baal Chem Tov l’écouta puis répondit simplement : « Tu ne comprends rien. »

Le Maguid fut surpris. Il reprit le texte, l’examina encore puis déclara avec assurance :

« Mon explication est juste. Si le Rav connaît une autre compréhension, qu’il me l’enseigne. »

Le Baal Chem Tov le fixa du regard puis lui dit :

« Lève-toi. »

Le Maguid se leva.

Alors le Baal Chem Tov commença à réciter le passage. Non pas à l’expliquer, ni à le commenter, mais simplement à le réciter.

Et soudain, la pièce fut inondée d’une lumière surnaturelle, une lumière qui ne ressemblait à rien de ce monde. Autour d’eux, une flamme spirituelle semblait embraser l’espace et l’air lui-même paraissait vivant.

Puis, à mesure que le Baal Chem Tov prononçait les Noms saints mentionnés dans le texte, les réalités spirituelles auxquelles ils faisaient référence commencèrent à se dévoiler. Les anges évoqués dans le passage n’étaient plus des concepts étudiés dans un livre. Ils étaient présents, tangibles, vivants. Le Maguid les voyait de ses propres yeux.

Lorsque le Baal Chem Tov termina sa lecture, le silence remplit la pièce. Puis il se tourna vers Rabbi Dov Ber et lui dit doucement : « Ton explication était correcte, mais ta Torah n’avait pas d’âme. »

En un instant, Rabbi Dov Ber comprit.

Toute sa vie, il avait étudié la Torah.

Mais maintenant, pour la première fois, il venait de rencontrer quelqu’un qui ne se contentait pas de comprendre la Torah. Il la vivait, il la respirait, il révélait la lumière cachée à l’intérieur de chaque mot. À cet instant précis, le Maguid sut qu’il avait trouvé son maître. Il renvoya son serviteur chez lui. Quant à lui, il resta auprès du Baal Chem Tov. Et c’est là qu’il commença à apprendre non seulement la Torah... mais la Torah vivante.

Le Baal Chem Tov nous enseigne une leçon essentielle : il ne suffit pas d’étudier la Torah, il faut la vivre jusqu’à ce que chaque mot devienne lumière, chaque enseignement devienne réalité et que toute l’âme s’attache à son Créateur.

NAASSÉ VENICHMAExplications sur les Halakhots

Suite de la semaine dernière

Tremper le pain dans le sel, Pourquoi ? Est ce obligatoire (2/2)

Rappel : Nous avons vu la semaine dernière que de nos jours, selon la stricte Halakha, il n’ya aucune obligation de tremper le pain dans le sel (Voir C.A 167,5)

Alors pourquoi continue t on?

Concernant le fait de tremper le pain dans le sel, le Rama (167, 5) écrit que c’est une Mitsva de ramener du sel à table avant de couper le pain, car la table est comparée à l’autel (Mizbéa’h) où l’on apportait les sacrifices, et la consommation du repas est considérée comme un sacrifice, sur lequel on mettait du sel, comme il est dit : "Sur toute ton offrande, tu apporteras du sel" (Vayikra 2, 13). De plus, le sel sauve l’homme du malheur. Cependant, Le Rama ne parle que d’amener du sel à table non pas de tremper le pain dans ce dernier.

Le Ben Ich ’Haï (Parachat Emor 10) écrit que, selon la Kabbale, il faut tremper le pain dans le sel à trois reprises. Les termes « sel » (Méla’h) et « pain » (Lé’hèm) contiennent les memes lettres et ont comme valeur numérique 78, équivalent à trois fois le Nom Divin - Youd Ké Va Ké (26 x 3 = 78). Au moment de tremper le pain dans le sel, il faut donc avoir en tête que le pain représente trois fois le Nom Divin, correspondant à trois « bontés » qui adoucissent les trois « forces de rigueur » allusionnées dans le sel. Il est également écrit que lesel sauve des malheurs et le Gaon de Vilna qu’en trempant dans le sel on retire toutes les forces impures de la table.

Voir également Kaf Ha’haïm 167, 37.

Il est écrit dans Yalkout Yossef “Nous avons l’habitude” de tremper le pain dans le sel et non pas de manière obligatoire.

Pour conclure, bien qu’il n’y ait plus d’obligations hilkhatiques aujourd’hui de tremper le pain dans le sel, nous avons vu qu’il y a quand une importance majeure, selon le Sod, de tremper le pain dans le sel 3 fois.

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DEDIE POUR

La refoua chelema de :

  • Noam Hanania Ben Myriam
  • Maryse Myriam Bat Sarah
  • Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha
  • Ouria Bat Linda

L’élévation de l’âme de :

  • Mon maître, Rav Eliyahou Ben Avraham
  • Nessim Ernest Ben Madeleine Menana

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