בס״ד

KAVOD HATORAH — N°04, Parashat Beha’alotekha
Centre Breslev Francophone de Hadera
Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”
N°04
29-30 mai 2026
14 Sivan 5786
Beha’alotekha
Horaires de Chabat :
(Hadera)
Entrée : 19h12
Sortie : 20h13
Bamidbar 8,2 : “Quand tu disposeras les lampes... »
“L’âme est appelée une flamme qui brûle d’un amour ardent pour le Créateur, et elle possède la capacité d’éclairer l’obscurité de ce monde-ci.”
Rabbi Nathan nous dit dans le Likouté Halakhots (Birkot Hacha’har) :
L’essence même de la racine de l’âme relève du ratson — la volonté profonde. C’est pourquoi elle est appelée néfech, terme lié à l’idée de désir et de volonté. Le mot Nefech peut egalement signifier “volonté” (voir Béréchit 23,8)
C’est également pour cela qu’elle est appelée une « lampe », car la force du désir ressemble à une flamme allumée. En effet, l’intensité de l’amour et du désir pour Hachem brûle comme des « flammes de feu, une flamme divine » — « רשפיה רשפי אש שלהבת יה » (Chir Hachirim 8,6).
C’est de cette flamme que s’allument toutes les lumières saintes, selon l’idée : « allumer des lampes à partir d’une autre lampe ». Tel est l’éclairage de l’âme, appelée « la lampe d’Hachem » — une lumière qui s’embrase et rayonne grâce à la puissance du désir de sainteté brûlant pour Hachem d’un feu ardent.
L’essentiel de la lumière de l’âme est justement sa capacité à éclairer au cœur même des ténèbres les plus profondes et de l’ombre de la mort.
Et tant l’obscurité est immense qu’il aurait été impossible d’y subsister… Mais l’âme provient d’un lieu extrêmement élevé, du Ratson HaElyon — la Volonté suprême. C’est pourquoi elle possède la force, si elle le veut, de tenir dans ce combat.
Car si l’homme se renforce pour s’attacher à sa racine — qui est la volonté — c’est-à-dire s’il ne renonce jamais à son bon désir, quoi qu’il traverse, alors il pourra toujours vaincre l’obscurité du corps et de ce monde.
L’homme est descendu dans ce monde précisément pour être éprouvé par toutes sortes de ténèbres et d’épreuves.
Et malgré tout, le conseil essentiel est de renforcer sans cesse le désir de sainteté.
Lorsqu’un homme se fortifie, malgré tout ce qu’il traverse, sans abandonner son aspiration au bien et à la sainteté, et qu’il recommence chaque jour avec des désirs nouveaux et puissants pour Hachem, alors ce désir de sainteté — qui constitue l’essence même de la sainteté de l’âme — éclaire pour lui comme une véritable lampe, illuminant toutes les obscurités du monde.
Notre maitre, Rabbi Nahman de Breslev, nous dit que la volonté même de vouloir avancer et déjà très précieux.
Malgré toutes les épreuves que nous traversons, nous devons toujours désiré servir Hachem et ne pas perdre ce Ratson, cette volonté. Il y a des personnes ou nous serons en Yeridot, descente spirituelle, malgé cela il faut garder ce lien et cette volonté intérieure, inhérente à tout juif.
Rabbi Nahman développe cette notion à travers divers enseignements et insite sur le fait de languiur et désirer constamment se rapprocher d’Hachem, à l’image d’une flamme qui ne cherche qu’à s’élever.
Chabbat Chalom
- Quand tu vois un changement dans les événements ou dans ce qui se produit, ne dis pas : « c’est un hasard », mais crois plutôt que cela provient de la Providence d’Hachem, qu’Il soit béni.
- Par la émouna (la foi), l’homme devient cher et aimé d’Hachem, qu’Il soit béni, comme une femme l’est pour son mari.
- Par la émouna, le Saint béni soit-Il te pardonnera toutes tes fautes.
- Par la émouna, les décrets que les nations prononcent contre nous sont annulés.
- Par les paroles futiles et la médisance (lachon hara), la pauvreté vient sur l’homme. De même, par l’orgueil, la pauvreté vient. Et par la tsédaka, il répare ces fautes, attire l’abondance et s’enrichit.
- Par une prière dite avec force et intensité, on mérite la subsistance (parnassa).
- La tsédaka est la réparation générale du commerce et des affaires. Et l’homme doit avoir l’intention, dans chacun de ses déplacements ... au moment de ses affaires... que tout son but est de gagner de l’argent afin de pouvoir donner de la tsédaka.
« Du fond de l’étroitesse, j’ai appelé D.ieu, Il m’a répondu dans la largesse.”
Dans ma détresse, j’invoque Hachem, et je crie vers mon Dieu ; depuis Son sanctuaire, Il entend ma voix, et mon cri parvient à Ses oreilles. J’ai appelé Hachem depuis ma détresse et Il m’a répondu ; du ventre du Chéol j’ai imploré, Tu as entendu ma voix. “J’élève ma voix vers Hachem et Il me répond depuis Sa montagne sainte, sela.”
“J’élève ma voix vers Hachem ; vers Hachem j’implore grâce.”
Aide-moi, Toi qui es plein de miséricorde, afin que les pensées et les idées confuses, qui me troublent et m’empêchent de prier, de crier vers Toi et d’ordonner devant Toi ma prière, ma supplication et ma demande à chaque instant, ne puissent pas me désorienter. Que la souffrance et l’oppression, dans le corps, dans l’âme ou dans les biens matériels — à D.ieu ne plaise — ne m’empêchent pas de T’appeler ; mais que je mérite au contraire de toujours T’appeler et crier vers Toi, quoi qu’il arrive. Car Toi, Tu sais combien il m’est difficile et pesant, chaque jour et à chaque instant, d’ouvrir ma bouche devant Toi dans la prière ; et plus particulièrement lorsque je veux exposer mon cœur devant Toi. Bien souvent, je ne peux même pas ouvrir la bouche pour prononcer une seule parole devant Toi, tant la pression et la lourdeur sont grandes.
Car jour et nuit, Ta main pèse sur moi ; ma sève s’est desséchée comme sous les chaleurs de l’été, sela.
Et je n’ai aucun repos face à ceux qui poursuivent mon âme à chaque instant.
À cause de la multitude des souffrances du corps et de l’âme, ma bouche se ferme et devient muette, et il m’est extrêmement difficile et pénible d’ouvrir ma bouche devant Toi.
Et l’essentiel de cette difficulté vient de la faiblesse qui me fait tomber et m’abat intérieurement à chaque instant, parce que je sais que je suis moi-même responsable de tout ce qui m’arrive.
Mais Toi, plein de miséricorde, Tu nous as déjà fait savoir que malgré cela, Tu désires notre prière, Tu prends plaisir à nos supplications, Tu écoutes, tends l’oreille et prêtes attention à la voix de nos paroles, de nos gémissements et de nos soupirs, comme Tu nous l’as enseigné d’innombrables fois. Ainsi qu’il est écrit :
“Car Il n’a ni méprisé ni rejeté la souffrance du pauvre ; Il ne lui a pas caché Sa face, et lorsqu’il crie vers Lui, Il entend.”
C’est pourquoi je fais tomber ma supplication devant Toi ; j’étends et déploie mes mains face à Ta miséricorde, Ta grâce et Ta compassion infinies et merveilleuses, afin que Tu sois avec moi à chaque instant et à toute heure, et que Tu m’aides toujours à ne porter aucun regard sur toutes ces sortes de confusions et de pensées troublantes.
Se reposer au milieu de l’étude
Lorsque l’homme étudie, il faut se reposer un peu chaque heure, afin de se lier avec Hachem, Béni soit Il.
(Tsavaot Meriba”ch, Chaar 25)
Pendant son Limoud il doit réfléchir devant qui il étudie
« Lorsqu’il étudie, l’homme doit se rappeler devant qui il étudie, car parfois il s’eloigne lui même du créateur pendant son étude, c’est pourquoi il devra se le rappeler à tout instant» (Tsavaot Meriba”ch, Chaar 49)
Le “« Or Haganouz” a été dissimulé dans les récits de la Torah
Au début, ils ont voulu dévoiler au monde la lumière originelle de la Torah et ses secrets, mais par la suite, Hakadoch Baroukh Hou l’a dissimulée. Où l’a-t-Il dissimulée ? Dans les récits et les histoires de la Torah.(Keter Chem Tov,84)
« Alexeï », ordonna le saint Baal Shem Tov à son cocher, « attelle les chevaux ; nous partons immédiatement. »
Ce genre de départ soudain n’étonnait plus personne. Les disciples du Baal Chem Tov avaient l’habitude de ces voyages mystérieux, entrepris sans explication, souvent accompagnés d’une aide céleste extraordinaire.
Nous étions à la fin de Yom Kippour. La prière de Néïla venait de s’achever. Tous étaient encore baignés dans l’atmosphère pure et élevée du jour saint lorsqu’ils prirent la route, de nuit, vers une destination inconnue.
Après un long trajet, les chevaux s’arrêtèrent dans un village isolé. Le Baal Chem Tov demanda qu’on le conduise à l’auberge locale.
Le propriétaire, un Juif qui vivait parmi les non-juifs du village, ouvrit la porte. À peine croisa-t-il le regard pénétrant du Baal Chem Tov qu’il éclata en sanglots.
« Rabbi… j’ai fauté gravement… Je pensais que personne ne le saurait… »
Le Baal Chem Tov le calma doucement et lui demanda de raconter son histoire.
L’homme expliqua que chaque année, à l’approche des Yamim Noraïm, il quittait son village pour aller prier dans la ville voisine, car il était le seul Juif des environs.
Mais cette année, la veille de Yom Kippour, alors qu’il était déjà en route avec sa famille, il se rappela avoir oublié de fermer la cave où était stockée toute sa marchandise.
Craignant que les habitants du village ne pillent ses boissons — et rendent son vin impropre à la consommation juive — il décida de revenir rapidement verrouiller la cave avant de repartir.
Mais en arrivant, le propriétaire du domaine l’interpella pour boire un verre. Puis les villageois commencèrent à affluer les uns après les autres dans l’auberge. Impossible de les renvoyer.
Les heures passèrent.
Lorsqu’il regarda enfin l’heure, il comprit avec effroi qu’il ne pourrait jamais rejoindre la synagogue avant l’entrée de Yom Kippour.
Il se retrouva seul.
Sans siddour. Sans mahzor. Sans même connaître les prières.
Alors, le cœur brisé, il leva les yeux vers le ciel :
« Maître du monde… Tu sais combien je voulais être à la synagogue parmi les Juifs. Je ne sais pas prier… mais accepte de moi la seule chose que je puisse Te donner. »
La seule chose qu’il connaissait par cœur, c’étaient les lettres de l’alphabet hébraïque.
Alors, en pleurant, il commença à réciter lentement : « Aleph… Beth… Guimel… »
« Reçois ces lettres, Maître du monde… Toi, assemble-les en prières et accorde-moi une bonne année. »
En terminant son récit, l’aubergiste baissa la tête :
« Rabbi… je suis certain que vous êtes venu me reprocher ma faute. Apprenez-moi comment réparer. J’ai tellement honte d’avoir récité une si mauvaise prière »
Le Baal Chem Tov sourit avec douceur. Ses yeux rayonnaient.
« Apaise ton cœur », lui dit-il. « Depuis de nombreuses années, aucune prière n’est montée au Ciel avec autant de pureté et de sincérité que la tienne, en ce Yom Kippour. »
Le Baal Chem tov nous apprend l’importance de s’en remetrre à Hachem uniquement et ne pas compter sur notre proprière mais uniquement sur Sa bonté. Il nous dévoila la grandeur d’une prière simple avec un coeur pur.
Tremper le pain dans le sel, Pourquoi ? Est ce obligatoire (1/2)
Lorsque nous consommons du pain, nous avons l’habitude de mettre du sel à table et tremper le pain dedans apès la Brakha :
1.Origine de la coutume :
ILa source initiale de cet enseignement provient de la Massekhet Brakhots 40b. La Guemara nous enseigne qu’on ne doit pas faire la Brakha sur le pain avant d’avoir posé du sel sur la table. Nos maitres apportent 2 raisons à cela.
- A l’époque de la Guemara, le pain n’était pas bon en l’état et peu consommable nature, c’est pourquoi il fallait l’accompagner de sel ou un autre accompagnement afin de lui donner du gout et pouvoir faire la Brakha dessus.
- Le sefer Halakhot Guedolot explique qu’i est interdit de s’interrompre après avoir recité la Brakha sur le pain, tant que ne l’ai pas gouté. Or si le sel n’est pas prêt à table (et vu qu’il n’est pas consommable tel quel), nous craignons qu’il y ait une interruption afin de demander le sel.
Nous voyons de ces raisons qu’a priori l’habitude provient initialement d’une nécessité pratique. C’est pourquoi le Choulkhan Aroukh (O.H, 167, 5) nous précise que si le pain est deja salé ou assaisonné, il n’est pas nécessaire d’apporter du pain à table. C’est pourquoi, de nos jours, le pain étant déja salé, il n’est pas obligatoire, selon la stricte halakha, de déposer du sel à table ni de le tremper dedans.
Alors pourquoi continue t on?
Nous verrons la semaine prochaine que mis à part la stricte Halakha, il y a une importance de tremper le apin dans le sel selon la Kabbala.
AVEC LE SOUTIEN DE
(Ne pas lire les publicités pendant Chabbat)




DEDIE POUR
La refoua chelema de :
- Noam Hanania Ben Myriam
- Maryse Myriam Bat Sarah
- Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha
- Ouria Bat Linda
L’élévation de l’âme de :
- Mon maître, Rav Eliyahou Ben Avraham
- Nessim Ernest Ben Madeleine Menana
REJOINS LE GROUPE DE DIFFUSION DU RAV
- Du Hizouk
- Des conférences
- Des enseignements Breslev
- Des Halakhots
rav_acher_amar

