בס״ד

KAVOD HATORAH — N°01, Parashat Emor
Centre Breslev Francophone de Hadera
Rabbi Nahman a dit : “ Mon feu brûlera jusqu’à la venue de Machia’h”
N°01
01-02 mai 2026
ט״ו אייר תשפ״ו
EMOR
Vayikra 22,29 : “Quand vous ferez un sacrifice de reconnaissance (Toda) à l'Éternel”
Nos maitres nous enseignent (Vayikra Rabbi 27,12) : “Tous les Korbanots seront annulés, sauf le Korban Toda qui sera éternel.” C’est pourquoi, au vu de l’importance de ce sacrifice, il est tranché dans le Choulkhan Aroukh (Orah Haim 51,9) : “Il faut le dire le Mizmor Letoda en chanson, car tous les chants disparaitront à l’avenir sauf le Mizmor Letoda”.
Le RAMBAN nous dit que l’homme est venu sur terre pour remercier Hachem sur chaque bonté, chaque miracle qu’Il lui accorde à chaque instant, chaque seconde durant toute sa vie et qu’il Le loue et Le remercie à chaque instant. Puisque c’est une notion essentiel et le but de l’homme, cette notion de remerciement ne disparaitra jamais.
Concernant la grandeur du remerciement, notre maitre, le Baal Chem Tov Hakadoch nous explique un verset des Téhilims (22,4) : “Et Toi, qui est Saint, tu es assis sur les louanges d’Israel”. Le mot “assis” (Yochev) signifie “gagner sa vie” (Mitparness), selon l’expression courante en hébreu “un tel à bonne assise” (Hou Yochev tov), ca veut dire qu’il a une bonne parnassa (moyens de subsistance). C’est pourquoi le Passouk nous dit “Et Toi, qui est Saint”, c’est à dire notre père, Hachem, par quoi tu “es assis” - tu tires ta subsistance (si on peut dire)? Le passouk continue et dit : “sur les louanges d’Israel”. C’est à dire qu’Hachem tire un plaisir infini des louanges du Am Israel et, mesure pour mesure, Il nous rétribue une Parnassa avec abondance. Le fait de remercier Hachem constamment attire la Parnassa et l’abondance.
Rabenou nous dit (Likoute Moharane Tyniana 2,3) : Que le mot “(Mizmor) Letoda” a les mêmes lettres que “Tolada” (engendrer) - c’est à dire qu’en recitant constamment le Mizmor Letoda, et les remerciements en général, on engendre une abondance de Brakha. REMERCIER HACHEM EST LA CLE DE L’ABONDANCE.
- Celui qui prie pour Israël avec abnégation, tous l'aimeront.
- Par la force de l’amour, vient le renforcement
- Celui qui renforce un homme dans le service d´Hachem, ce dernier l’aimera.
- Par le fait de voir le visage des Tsadikims, on mérite la joie et l’empressemenT dans les Mitzvots
- Par le fait de danser et taper des mains on adoucit les rigueurs célestes.
- Lorsqu’on transpire pour une action sainte, on mérite la joie
« Combien heureux sommes-nous ! Que notre part est belle. Notre sort est agréable, combien notre héritage est splendide ! Heureux sommes-nous d’avoir eu le mérite, dans Ta grande miséricorde et Tes précieuses bontés, de recevoir Ta sainte Torah et d’accomplir Tes précieuses Mitsvot, « plus chéries que l’or, que beaucoup d’or fin ». C’est pourquoi je suis venu rechercher Ta Face, E.ternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, afin d’être l’objet de Ta faveur, dans Ton abondante bienveillance et par un effet de Tes grandes bontés. Rends-nous méritants, afin que nous accomplissions toutes les Mitsvot dans une joie immense et puissante, comme il convient de se réjouir, de s’égayer et de jubiler en Toi E.ternel notre D.ieu à chaque instant où nous avons le mérite d’accomplir et de mettre en pratique une certaine Mitsva. (Likouté Téfilot, 24, Tome 1)
De la meme manière qu’un homme ne se déteste pas par rapport au mal qu’il a en lui, ainsi il ne devra par haïr son ami
C’est la signification de “Tu aimeras ton prochain comme toi même” (Vayikra 19,18) - “comme toi même” signifie que bien qu’un homme sache qu’il a une part de mauvaises actions en lui, malgre cela il ne va pas en venir à se haïr bien qu’il puisse haïr ses méfaits. Ainsi, de la même manière pour son ami, il ne devra pas le haïr lui même.
Une prière dit dans la joie est beaucoup plus importante qu’une prière dans la tristesse
La prière, lorsqu’elle dite avec une grande joie, il est évident qu’elle est beaucoup plus importante qu’une prière dite dans les pleurs et la tristesse. (Keter Chem Tov 229)
Parmi les plus grands disciples de Rabbi Nahman de Breslev figurait Rabbi Shimon de Krimenchuk. Il eut le privilège rare d’être parmi ses tout premiers proches, alors même que Rabbi Nahman n’avait que treize ans, bien avant que sa renommée ne se répande dans le monde entier. Durant toute cette période, il mérita de servir notre Maître avec une dévotion profonde et constante. Une histoire bouleversante, révélant la puissance d’une prière pure, est rapportée à son sujet.
Un jour, son plus jeune fils tomba gravement malade. Son état se détériora rapidement, jusqu’à ce qu’il semble sur le point de rendre l’âme. À cette époque, de nombreux enfants succombaient à des épidémies, et les prières pour leur guérison s’élevaient de toutes parts.
Étant l’un des disciples proches de Rabbénou, Rabbi Nahman, sa femme se tourna vers lui, le cœur brisé :
« Nous avons un maître saint et redoutable… Allons le voir, parlons-lui de notre douleur. Peut-être adoucira-t-il le jugement prononcé contre notre fils… »
Sans hésiter, Rabbi Shimon monta dans la première charrette qui croisa son chemin et se rendit auprès de son saint maître. Dès qu’il arriva devant Rabbénou, il éclata en sanglots déchirants. Entre deux gémissements, d’une voix brisée, il parvint à raconter ce qui l’avait conduit jusqu’à lui. Rabbi Nahman écouta les pleurs intenses de son disciple… mais ne répondit pas un mot.
Rabbi Shimon leva les yeux vers le visage de son maître — et comprit, dans ce silence, ce que les mots ne disaient pas :
« Le décret semble déjà écrit… et scellé… »
Le cœur lourd, il reprit la route et rentra chez lui. À son arrivée, sa femme s’approcha aussitôt :
« Qu’a dit notre Maître ? »
Rabbi Shimon lui raconta le silence de Rabbi Nahman, et la crainte terrible qui s’était emparée de lui : peut-être que le décret était déjà scellé…
La nuit tomba sur le village. Peu à peu, chacun s’endormit. Mais la femme de Rabbi Shimon refusa de fermer l’œil. Elle s’assit au chevet de son fils malade et déclara qu’elle ne donnerait aucun repos à ses yeux. Elle pria, supplia, pleura sans relâche pour la vie de son enfant. Au fond d’elle, une flamme ne s’éteignait pas. Elle croyait de tout son cœur que l’espoir n’avait pas disparu. Elle s’accrochait avec force aux paroles de Rabbénou : « Il n’y a aucun désespoir dans le monde. »
Toute la nuit, elle resta là, sans bouger, versant des larmes brûlantes, implorant la miséricorde divine pour sauver son fils.
À l’aube, lorsque les premières lueurs du jour apparurent, Rabbi Shimon décida de retourner une seconde fois auprès de Rabbi Nahman. Peut-être… peut-être que ce moment serait un moment de miséricorde, et que le jugement pourrait être adouci.
Le cœur battant, il frappa à la porte. Lorsqu’on lui permit d’entrer, il pénétra à l’intérieur.
Cette fois, dès que Rabbi Nahman le vit, son visage s’illumina. Il l’appela avec une grande joie :
« Shma’lé ! Vois combien la puissance d’une prière pure est immense ! Sache que le décret concernant ton fils — qui devait quitter ce monde — était déjà scellé. Mais les prières et les larmes ont traversé les cieux et annulé les sentences. Non seulement ton fils va guérir, mais par le mérite de ces prières, il aura droit à une très longue vie ! »
Le cœur de Rabbi Shimon déborda de joie. Sur le chemin du retour, il ne marchait plus — il semblait voler. Arrivé chez lui, il rapporta les paroles de Rabbénou à sa femme. Et peu à peu, ils commencèrent à voir le miracle se dévoiler sous leurs yeux.
L’enfant, jusque-là immobile et sans force, ouvrit les yeux. Une légère couleur revint sur ses joues. Jour après jour, il reprit vie, retrouva ses forces… jusqu’à se lever, debout, pleinement guéri.
Les paroles de Rabbi Nahman s’accomplirent entièrement : cet enfant vécut longtemps, jusqu’au jour où il monta en Terre Sainte avec son père, et quitta ce monde à l’âge de cent ans !
Cette histoire vient nous enseigner une vérité profonde : la miséricorde divine ne s’interrompt jamais — et il n’existe absolument aucune place pour le désespoir dans le monde
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DEDIE POUR
La refoua chelema de :
- Michel Chlomo ben Rosette Zari
- Maryse Myriam Bat Sarah
- Dan Yossef Ben Naomi Sim’ha
La réussite de :
- Tout le ‘Am Israel
L’élévation de l’âme de :
- Mon maître, Rav Eliyahou Ben Avraham
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